Narcotrafic : "Une menace équivalente au terrorisme", les quatre points à retenir de la visite de Gérald Darmanin et Laurent Nuñez à Marseille
- Camille Chable

- 20 nov. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 20 nov. 2025
En marge des récents évènements liés au narcotrafic, Gérald Darmanin et Laurent Nunez sont en déplacement à Marseille. Détails à suivre pour tout connaitre de leur périple.

Pendant environ trente minutes, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin se sont entretenus avec la presse, à Marseille. Crédit photo : CLEMENT MAHOUDEAU / AFP
En déplacement à Marseille, jeudi 20 novembre 2025, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, et le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, rencontrent différents acteurs de la lutte contre le narcotrafic et organisent un micro tendu à la presse. Voici les quatre points à retenir de ce déplacement.
Le ministre de l’Intérieur annonce qu’il se rendra “tous les mois” à Marseille. Il a profité de cet échange avec la presse pour donner des chiffres sur la lutte contre le narcotrafic. "Il y a 2 000 personnes liées aux mafias marseillaises mises en examen et 900 en détention provisoire", a-t-il déclaré.
Selon Gérald Darmanin, le narcotrafic est "une menace qui tue énormément et qui est au moins équivalente au terrorisme”. Le garde des Sceaux a rappelé que “700 détenus en France sont qualifiés de très dangereux”. Il s'agit de personnes "qui sont dans la criminalité organisée donc le narcotrafic, le trafic d’êtres humains, le proxénétisme aggravé ou tout trafic qui récupère énormément d’argent".
Laurent Nuñez et Gérald Darmanin rencontrent la famille de Mehdi Kessaci. Pour rappel, le jeune militant engagé dans la lutte contre le narcotrafic a perdu son petit frère, il y a une semaine, assassiné en plein jour. Invité sur France Inter, jeudi 20 novembre, Amine Kessaci appelle à la mobilisation générale. "Si je prends la parole, c'est pour toutes ces mères qui ont perdu des enfants, et qui tiennent bon", a-t-il affirmé.
Après la mort de son frère, Amine Kessaci a déploré l'absence de protection policière pour sa famille, alors que lui-même en profitait. Laurent Nuñez a dit “comprend[re] la douleur d’Amine”, tout en affirmant que les autorités n'avaient "pas d'alertes qui allaient dans le sens d'une protection". "Sa famille est maintenant sous protection", a ajouté le ministre de l'Intérieur.





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