Budget 2026 : « La rose risque de perdre des épines », l’examen du PLFSS par le Sénat est redouté par le Parti Socialiste
- Elise Vantrepol

- 21 nov. 2025
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Dernière mise à jour : 21 nov. 2025
Depuis le mercredi 19 novembre, le Sénat a débuté son travail autour du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS). La Chambre haute prévoit de débattre jusqu’au 26 novembre, jour du vote décisif. De nombreux amendements risquent d’être évincés du texte final. Les victoires que le PS a tenté d’arracher à l’Assemblée nationale sont les plus concernées. Explications.

Dans le Palais Bourbon, nombreuses ont été les tractations en coulisses depuis la nomination de "Lecornu II". Compromis, conciliabules de couloir ou débat houleux, les députés ont essuyé ligne par ligne les quelques milliers d’amendement du texte sur le financement de la Sécurité Sociale, dont le déficit est estimé à 24 milliards d’euros. Dans ce jeu de rôle digne d’une troupe artistique de série B, le costume du meilleur personnage secondaire se moule sur les épaules du Parti Socialiste. Dans les rangs d’Olivier Faure et de Boris Vallaud, la stratégie a été critiquée, mais presque payante : marchander avec le gouvernement afin d’obtenir certaines victoires idéologiques. Des espoirs en passe d’être douchés par le Sénat qui se penche désormais sur le texte transmis par l’Assemblée nationale.
La suspension de la réforme des retraites en première ligne
C’était le gros point attendu par le parti à la rose afin de laisser en vie le gouvernement Lecornu version 2.0. Chose faite le 12 novembre 2025. L’obtention de la suspension de la réforme des retraites a été gagnée par la gauche et notamment le Parti Socialiste, à l’Assemblée nationale. Cette victoire a été remportée grâce au soutien des écologistes, et même certains députés du Rassemblement National. Les députés LFI se sont eux divisés sur la question, témoignant en avance d’une dégringolade. La suspension de la réforme a de grandes chances d’être supprimée par les sénateurs du centre et de droite, majoritaires dans la Chambre haute.
Le PS et ses tentatives de compromis fiscaux
Avec la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du capital, le Parti Socialiste cherche à renforcer la justice fiscale tout en finançant ses priorités, notamment la réforme des retraites. Cette mesure devrait rapporter environ 2,8 milliards d’euros à la Sécurité sociale. L’idée pour le PS est de limiter l’impact sur les classes populaires en ciblant des hauts revenus. Cependant, comme pour la suspension de la réforme des retraites, la hausse de CSG risque fortement d’être repoussée par la majorité sénatoriale. Affaire à suivre mais, la rose à des chances de perdre quelques épines.
Elise Vantrepol






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