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Réseaux sociaux : "L’usage intensif des réseaux sociaux peut rapidement mener à une forme de dépendance", les dessous de la loi proposée par le gouvernement

  • Photo du rédacteur: Alexandre Bricier
    Alexandre Bricier
  • 20 nov. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 21 nov. 2025

Mardi 18 novembre, les députés macronistes ont présenté un projet de loi pour interdire, entre autres, les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. A Vichy, les avis divergent.


Le gouvernement envisage d'interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Crédits : Alexandre Bricier
Le gouvernement envisage d'interdire les réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans. Crédits : Alexandre Bricier

Renforcer l’encadrement des réseaux sociaux pour les mineurs, c’est ce que propose un texte de loi présenté par le camp macroniste en début de semaine. Celui-ci prévoit notamment d’interdire les réseaux sociaux aux jeunes âgés de moins de 15 ans, d'établir un couvre-feu numérique de 22 heures à 8 heures du matin pour les 15-18 ans et d'interdire les smartphones au lycée. Cette initiative intervient dans le sillage d’une enquête parlementaire sur les effets psychologiques de TikTok sur les mineurs, remis en septembre dernier.


Après six mois de travaux, les rapporteurs de la commission ont constaté les effets néfastes du réseau TikTok sur la santé mentale des mineurs. Le rapport formulait plusieurs recommandations, auxquelles cette proposition de loi fait écho. Laure Miller, députée macroniste de la Marne et rédactrice de ce projet de loi sur les réseaux sociaux, déclare dans un article du Monde que les mesures de ce texte devrait concernées toutes les plateformes qui se caractérisent par “par un défilement de vidéos en continu”, telles que Facebook, Instagram ou bien encore Snapchat. 


Des plateformes loin d’être anodines pour la santé des jeunes 


Certains adolescents et enfants, ne peuvent plus s’en passer. Les réseaux sociaux sont devenus des incontournables dans les relations humaines et les moins de 15 ans n’y échappent pas. Pourtant, l’impact de ces plateformes sur les enfants et les adolescents apparaît aujourd’hui comme un phénomène à double tranchant. D’un côté, elles offrent aux jeunes un espace d’expression dans lequel ils développent leur créativité et peuvent échanger facilement avec leurs proches. Pour certains, ces réseaux deviennent même un lieu de soutien, particulièrement précieux lorsqu’ils se sentent isolés dans leur environnement quotidien. Mais derrière ces aspects positifs se cachent des risques bien réels.


Pour Bonnet Jocelyne, psychologue à Vichy, “l’usage intensif des réseaux sociaux peut rapidement mener à une forme de dépendance qui parfois s’explique par un manque d’affection au sein du foyer familial. Dans ce cas ils deviennent un substitut pour l’enfant". Une dépendance qui impacte souvent le sommeil, la concentration scolaire ou les relations réelles. “De plus, les enfants peuvent être exposés à des contenus qui ne sont pas de leur âge. Certains contenus qui proposent des images idéalisées du corps humain peuvent fragiliser l’estime de soi”, ajoute-t-elle.  A cela s’ajoutent les dangers du cyberharcèlement, qui touche de nombreux jeunes et peut avoir des effets psychologiques durables. Sans oublier la désinformation, présente sur certaines plateformes, qui peut facilement influencer des esprits encore en construction. 

 

Une question qui divise 


A Vichy, ce projet de loi divise. Dans les rues de la ville thermale, ce sont des jeunes adolescents qui apprennent avec révolte la proposition du projet de loi sur les réseaux sociaux porté par les macronistes. “Je ne suis pas d’accord car c’est grâce à mes réseaux sociaux (TikTok, Instagram, Bereal) que j’échange avec mes amies. Je pense qu’à 14 ans on est capable de faire attention, surtout si on se met en compte privé”, déclare d’un air contrarié Laodice, élève en classe de 4ème.


Un avis que partage Ethan, âgé également de 14 ans : “Je suis contre ce projet. Peut être interdire pour les très jeunes, mais personnellement à mon âge je sais ce que je fais et je fais attention quand je vais sur snap.” De leur côté, les parents tiennent un tout autre discours. “Je pense que ça serait une bonne chose d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Les jeunes s’exposent et ils peuvent être confrontés à des personnes malveillantes, vous savez nous vivons dans un monde de fou”, explique Estelle, maman d’une petite fille de moins de 15 ans. 



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