Municipales 2026 : parité obligatoire dans les petites communes, on fait le point
- Enzo Amirault

- 21 nov. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 nov. 2025
Alors que le congrès des maires touche à sa fin, les yeux sont désormais tournés vers les municipales qui auront lieu le 15 et le 22 mars 2025. La nouveauté de cette année ? Les listes paritaires dans les communes de moins de 1000 habitants.

Les communes de moins de 1000 habitants doivent présenter des listes avec une alternance femme-homme. Crédit : Freepik
Les prochaines municipales s’annoncent particulières pour les petites communes : la loi du 21 mai 2025 impose désormais des listes paritaires dans les villages de moins de 1 000 habitants. Une réforme qui promet de transformer la vie politique locale. Pourquoi ce changement ? Quels impacts dans les villages ? Nous répondons à vos questions.
Qu’est-ce qui change maintenant ?
La différence concerne les communes de moins de 1000 habitants. Depuis la loi du 21 mai 2025, le mode de scrutin passe au scrutin de liste paritaire comme c’est déjà le cas pour les plus grandes communes.
Avant cette loi, les maires étaient élus au scrutin majoritaire plurinominal à deux tours, un système qui permettait le panachage : les électeurs pouvaient ajouter ou rayer des noms sur des listes souvent incomplètes. Cette façon de voter ne permettait pas l’inclusion des femmes dans la vie politique locale.
Pourquoi cette nouvelle loi ?
Selon le site du gouvernement, ce changement de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants a plusieurs objectifs :
Coordonner le même mode de scrutin entre toutes les communes et mettre fin à deux systèmes différents.
Inclure de plus en plus de femmes dans la vie politique locale afin de renforcer la parité.
Faire face à la crise de l’engagement que l’on constate particulièrement dans les communes rurales.
Ces mesures s’appliqueront dès les élections municipales de 2026. À noter que les communes de moins de 1000 habitants représentent 70 % des communes françaises.
Cette règle risque de compliquer la constitution des listes ?
Même si la mesure représente de nombreux avantages, certains élus expriment des réserves. Les opposants soulignent plusieurs difficultés potentielles.
Le manque de candidats : certaines communes craignent de ne pas trouver assez de personnes que ce soit des hommes et des femmes pour composer des listes complètes et paritaires.
Une contrainte supplémentaire pour les communes rurales ?
La sénatrice LR de l’Eure, Kristina Pluchet interrogeait : “Croyez-vous qu’imposer des contraintes supplémentaires aux petites communes les aidera à attirer des candidats ? Comment feront les communes qui ne parviendront pas à constituer des listes paritaires ?”, chez nos confrères de Public Sénat.
A l’inverse, d’autres acteurs comme l’Association des Maires de France sont favorables à cette loi, c’est le cas de son vice-président, André Laignel : “ Je suis convaincu qu’il y aura toujours des Françaises et des Français qui ont envie, de s’engager, d’être utiles à la société”, chez nos confrères de Public Sénat.
A quoi s’attendre pour l’élection municipale de 2026 ?
La proportion de femmes conseillères municipales approchera le pourcentage fatidique des 50 % grâce à la généralisation du scrutin de liste paritaires.
L’évolution dépendra toutefois du renouvellement des équipes, des dynamiques locales, mais aussi des parcours politiques des femmes.
Les prochains mois seront essentiels pour la constitution des listes et l'organisation des campagnes dans les plus petites communes.
Enzo Amirault







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